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Diagonales de l'actu

LFI entre bassesses, fausse contrition (du chef) et révisionnisme

3 Septembre 2026 , Rédigé par Philippe Rivet

LFI entre bassesses, fausse contrition (du chef) et révisionnisme
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LFI entre bassesses, fausse contrition (du chef) et révisionnisme

Jean-Luc Mélenchon en train de se couvrir la tête de cendres, soudains frappé par une humilité sulpicienne ? On croit rêver. Oui, moi, Mélenchon j’ai commis «  une erreur terrible », je vous ai tous trompé, j’accepte toutes les flagellations du monde, j’ai baigné dans l’erreur à l’insu de mon plein gré d’avoir proféré des propos indignes contre le port du voile, je le regrette profondément.

Par cette contrition, on le sent, pour une fois, bien parti pour déclamer un repentir complet sur sa vie d’avant, celle de notable socialiste délicatement lové dans la soie sénatoriale grâce au PS pendant des années, celle d’ancien ministre délégué de Jospin, poste obtenu de haute lutte au terme de contorsions et de courbettes douloureuses.

Vade retro satanas. Vade retro, honte à la laïcité tellement défendue que Mélenchon finissait par passé pour un laïcard indécrottable. Le Mélenchon nouveau est né, alléluia, celui, qui après avoir traîné dans la fange les journalistes, profession qu’il abhorre pour n’avoir sans doute jamais pu l’intégrer, et qui ose se poser en défenseur du service public radio en grève contre la venue annoncée du directeur adjoint de Valeurs actuelles.  Une chose est sûre : avec pareil soutien, les confrères et consoeurs n’ont plus besoin d’ennemis.

Personne ne peut cependant reprocher à Mélenchon d’être amnésique en s’appliquant à lui-même une douloureuse piqûre de rappel. Mais quand les militants insoumis utilisent cette arme, non comme levier pour reconstruire un homme nouveau, mais pour salir un candidat à la présidentielle, cela ressemble davantage à un tacle de très bas étage, une bassesse indigne. S’appuyer sur le titre du Télégraph, journal conservateur britannique qui fait de la détestation de tout ce qui n’est pas à gauche et de la France son fonds de commerce principal, pour rappeler que le grand-père de Glucksmann était un espion à la solde des soviétiques, ne manquerait plus de rechercher dans la généalogie des cadres et affidés LFI si certains de leurs ancêtres n’auraient pas émargés au même bureau du KGB, ou se seraient « distingués » comme collabos, ou tout autre engagement sulfureux, comme si les descendants devaient porter ad vitam aerternam les fourvoiements de leurs ancêtres.

Il est d’ailleurs curieux, en même temps de découvrir ce genre de post sur les RS en même temps que d’autres ironisant sur l’exploitation électorale par certains candidats des ingérences russes pour mieux masquer leur indigence programmatique. Si la lecture de l’exploitation n’est pas une vue de l’esprit, le silence en revanche sur les fondements documentés des ingérences russes interpelle. D’autant que certains vont plus loin que ce silence, et accusent carrément les Etats-Unis d’être le véritable envahisseur de l’Ukraine. La réécriture de l’Histoire en marche, le révisionnisme en direct, c’est nouveau.  Mieux que le porte-parole du Kremlin.

Mélenchon est capable de changer d’avis. Quand ça l’arrange, ou que ça lui permet de lancer une énième polémique histoire de ne pas être oublié. Comme sur la dette. Interrogé par Léa Salamé avant l’été, il répondait sur France 2 qu’il n’y avait pas de dette. L’été lui a porté (un peu) conseil : il veut juste «  mettre au feu » 20 % de la dette détenue par la BCE. Alors, cette prise de dettes ? Quelles conséquences pour les citoyens ? Mystère.  L’économie version LFI semble aussi solide que celle du RN.

Heureusement, Mélenchon pourra toujours compter sur Monique Barbut qui a salué son programme sur le réchauffement climatique.  Car, c’est certain, la température, Mélenchon sait la faire grimper. Quitte à enflammer la société, sans en assumer les éventuelles déflagrations.  ses équipes d’ingénieurs du chaos sont déjà à l’œuvre.

 

Philippe RIVET

 

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